jeudi 24 mai 2007

Quelques nouvelles...

Bonjour tout le monde!

Bon alors suite à des pressions indues de la part de certains individus, je vous écris. J'attendais d'avoir des choses à raconter, mais je crois que c'est maintenant chose faite! Bon alors, par où commencer?...

Disons que mes péripéties indiennes ont commencé après mon atterrissage à Delhi. Je savais qu'il fallait que je change de terminal pour aller prendre mon vol pour Jaipur, mais j'ai découvert que ledit terminal se trouvait à 15 km de mon lieu d'atterrissage. Il était autour de minuit quand j'ai passé les douanes et pris ma valise (après avoir tourné en rond pendant une heure dans le ciel de Delhi à cause des orages... vive la mousson!), et j'avais cru comprendre qu'il y avait une navette gratuite entre les terminaux. Mais quand j'ai demandé, un ti-coune (y'a beaucoup de ti-counes qui ne demandent qu'à t'aider dans les lieux publics... en échange de quelques roupies bien sûr!) m'a dit que la navette ne marchait pas la nuit, et que comme mon vol était à 5h45 du matin, il me faudrait prendre un taxi (j'ai découvert par la suite que le ti-coune m'avait menti en pleine face et que la navette venait à toutes les demi-heures). S'ensuit un exercice de bargainage assez ardu, et des 1750 roupies que le ti-coune me demandait à la base (environ 47$, et ce pour une course de 15-20 minutes...), je l'ai fait baissé à 300 roupies (soit 8$!!)... Une chance que je savais le taux de change, et surtout qu'il faut toujours négocier avec les chauffeurs de taxi et de rickshaw! Mais ce prix reste encore assez élevé comparé à ce que je paye maintenant.

Deuxième aventure : mon arrivée à Jaipur. Pour ceux qui ne connaissent pas l'AIESEC (parfois surnommée l'AIESECte...), un des avantages de faire un stage avec eux est d'être pris en charge à notre arrivée. Malheureusement, je n'ai pas eu cette chance. L'entente avec mon contact était que, de l'aéroport, je prenne un taxi vers la station d'autobus de Jaipur, et il était censé m'attendre là. À mon arrivée à ladite station, aucune trace de lui... Je l'appelle sur son cellulaire à partir d'un téléphone, mais pas de réponse... Je me rends compte que je n'ai pas l'adresse de ma résidence et que je n'ai pas d'autres numéros de téléphone, que je suis en Inde et que je fais un peu dur... Je résouds d'attendre un peu, car on est dimanche matin et il est tôt. Après quelques mendiantes insistantes (car la station est extérieure) et des chiens errants avec la peau sur les os, je me réessaye. Toujours rien... Je me rappelle alors que j'ai le nom d'un restaurant qui est censé être près d'une des maisons de stagiaires d'AIESEC. Je prends donc un rickshaw jusque là (pour ceux qui ne savent pas, un rickshaw est un genre de mini-taxi sans portes mais couvert, avec une banquette à l'avant pour le chauffeur et une à l'arrière pour les passagers; ils conduisent avec un genre de guidon et ça ne va pas plus vite que 50/60 km/h), et en rayonnant autour du restaurant on finit par croiser une personne blanche. Je me garroche dessus comme la misère sur le pauvre monde et, comble de bonheur, je découvre qu'elle est aussi une stagiaire de l'AIESEC. Elle m'amène où elle loge, et je peux me poser enfin! Je jase un peu avec un Espagnol et une heure plus tard se pointe finalement mon contact, Aayush, avec Harshit, tous deux membres d'AIESEC ici. Ils font venir un rickshaw qui me mène où je vais habiter, alors que les deux gars nous précèdent en moto. Mais ce qui devait arriver arrive, et le chauffeur de rickshaw se perd en chemin... On doit arrêter téléphoner pour qu'Aayush et Harshit viennent nous retrouver. Mettons que je commençais à être un peu tanné! On arrive finalement à Blue house (la plupart des maisons de stagiaires portent un nom de couleur), et je peux souffler. J'y rencontre Mari, une Norvégienne sculpturale de 6 pieds, qui est arrivée depuis une semaine.

Je m'arrête ici pour le moment, et je garde la suite pour une prochaine fois... histoire de vous tenir en haleine et aussi parce que je vais me coucher. Quelques remarques en terminant. 1) Il fait chaud en bâtard... autour de 40 degrés chaque jour. Heureusement je m'étais préparé mentalement. Je bois beaucoup d'eau! 2) Tout prend plus de temps ici. Faut dire que la chaleur n'aide pas... 3) Je suis déjà un peu tanné d'être dévisagé par pratiquement tout le monde; être blanc constitue une grande attraction ici. J'imagine que je vais m'y faire. 4) Je me suis acheté un cellulaire (j'en entends déjà certain(e)s s'étonner... ou se réjouir). Si ça vous tente de faire un coup de fil en Inde, écrivez-moi et je vous donnerai le numéro.

Dans mon prochain message, je démontrerai qu'il est parfaitement possible, quoique assez ridicule, de prendre 2 heures en rickshaw pour se rendre à un lieu qui se trouve en fait à 15 minutes à pied... D'ici là, soyez sages! J'espère que vous allez tous bien. Et continuez à écrire des commentaires, j'adore ça!

À très bientôt!

Mathieu

P.S. à Valérie L.: Ne t'en fais pas, je ne liche pas les mains des mendiants!

11 commentaires:

Corinne a dit…

oh my! ton arrivé ressemble pas mal à quand je suis arrivé en Chine ...perte de temps, crasheurs professionnels, gents qui puent, gents qui veulet te fourrer...bref, l'Asie!!! mais on ne voudrait pas la changer pour autant! Si toi tu te brûles les couilles au soleil dit toi qu'Étienne (Dénis) est en train de se les gêler dans le grand Nord!!! bisous, ta femme xxx

Unknown a dit…

Ouain... c un beau début de séjour ca... déjà plein de péripéties... dans quelques jours tu va encore en avoir plus! J'adore les histoires de voyages... :)
Donne des nouvelles souvent... et dit toi que té pas le seul a manquer tous les 5 a 7....

BisouXXX!!!

Unknown a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Annie T a dit…

Bahhh hahah
tu me fais cramper. J'suis en train de lire tes histoires, et je t'imagines en action...un-buh-leavable. Tu dois vraiment etre comique. le ti-coune t'as vraiment crosser hein. Mais jdois avouer que ca devrais etre frustrant lorsque tu devais essayer de trouver ton chemin jusqu'a ton logis...
Mais wow, une chance que tu avais l'info du resto. Gotta love the randomness.
jai hate de voir les photos!
gros bisous

ConU loves the U

Anonyme a dit…

MINOU!!!!!!!

Si tu savais comment tes péripéties me rappelle mes quelques mois passés là-bas! CHANCEUX!!!!! Après quelques semaines, tu vas t'habituer à la lenteur, et au manque d'uniformité de ce pays et tu voudras plus partir!!!

Si jamais tu avais pensé lire une revue en marchant afin d'ignorer les gens qui te dévisagent, laisse faire: j'ai fais ça pendant quelques temps mais disons que le nombre de marde da vache dans le chemin que je n'ai pu éviter m'a fait changer de méthode... après un mois, tu les remarqueras même plus! J'ai détesté ce pays au début! Mais maintenant je rêve d'y retourner!

Passe un bel été et donne des nouvelles grand gourou des péripéties!

xxxx

Mathieu a dit…

C'est une longue histoire pouffe... Espèce de stalker!:)

Anonyme a dit…

Jaloux?!?! ;-)

Corinne a dit…

HEY!!je vous rappelle que la grande tronche *Mathieu* est MON mari!! fak lâchez-le! :)

Mathieu a dit…

M'as t'en faire une grande tronche!! hahahaha. Coco, va falloir que t'organises un combat de claques avec toutes tes concurrentes!!

Julie Gouin a dit…

Hahaha me semble c'était tellement prévisible qu'ils seraient pas là pour t'accueillir! T'aurais dû avoir d'autres numéros! Tk ça a dû être stressant. J'trouve ça très drôle que les maisons de stagiaires AIESEC soient bleues partout dans le monde: la maison bleue à Sherbrooke, la casa azul à Guadalajara. Elles s'appellent toutes comme ça! hihi

Mantis a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.