Bonjour à vous tous, fidèles et assidus lecteurs! (à noter que le masculin n'est ici utilisé que pour alléger le texte, comme ils disent dans les documents officiels...)
Ce message risque d'être un peu long, car ça fait un moment que je n'ai pas donné de nouvelles; assurez-vous d'avoir quelques minutes devant vous!
Où en étions-nous? Ah oui, je voulais vous parler de ma longuissime mésaventure en rickshaw. Ça s'est passé quand j'ai voulu aller à ma première journée de travail (j'étais déjà allé la veille, mais seulement pour rencontrer les gens avec qui j'allais travailler, et on m'y avait conduit en moto). Il fallait donc que je me rende par moi-même à l'ONG où je travaille (Pratham). Je savais que ce n'était pas trop loin de chez moi, mais comme je ne savais pas le chemin (évidemment je ne l'avais pas retenu de la veille), je décidai de prendre un rickshaw, car j'avais au moins l'adresse! J'en attrape un, je négocie pour 30 roupies (pas tout à fait 1$), et on part. Le fun commence! Il faut préciser ici que les chauffeurs de rickshaw, même s'ils passent leurs journées à arpenter les rues de Jaipur, ont, pour la plupart, un sens de l'orientation et une connaissance de la ville que je qualifierais de piètres, voire de vraiment poches. En fait ce qui arrive très souvent, c'est qu'ils font un bout de chemin (parfois même dans la mauvaise direction), et quand ils s'aperçoivent qu'ils ne savent plus où ils sont, ils s'arrêtent au bord de la route et demandent leur chemin à un autre chauffeur ou à un passant qui, la plupart du temps, ne savent pas non plus où se trouve la destination finale du passager... Comme vous pouvez imaginer, ce manège peut durer longtemps et ça peut être vraiment long avant de voir la lumière au bout du tunnel! Pour en revenir à nos moutons, je suis dans ce rickshaw qui doit me mener au travail. Je me disais que ça allait prendre 15 minutes maximum, sachant que ce n'était pas loin. Mais fidèle à sa confrérie (car je n'ai jamais vu de femmes chauffeuses de rickshaw), il ne savait pas où il allait. Le problème, c'est que l'ONG est située dans un endroit un peu bizarre et caché, difficile à trouver quand on ne le connaît pas. Pour faire une histoire courte, je suis resté 1h30 dans ce même rickshaw, à désespérer au fur et à mesure que le temps passait et qu'on ne trouvait pas l'endroit. Toutes les personnes à qui on demandait semblaient être sûres de leur coup et nous disaient avec certitude le chemin à prendre... Et comme je n'avais pas encore de cellulaire, je ne pouvais appeler personne qui aurait pu dire au chauffeur quel chemin prendre. J'ai fini par me décourager complètement et sortir de ce rickshaw maudit, probablement au grand soulagement du chauffeur, qui semblait à bout de nerfs lui aussi. J'étais alors complètement perdu, car on avait tellement viraillé que j'en avais perdu le nord. Je suis donc allé dans une petite échoppe où il y avait le téléphone, et j'ai appelé mon contact à l'ONG, qui a dit au monsieur de l'échoppe le chemin pour l'ONG, afin qu'il puisse le dire à un nouveau chauffeur de rickshaw. Je me rembarque donc dans cette machine du diable (je ne la portais pas dans mon coeur à ce moment) et, finalement, après encore 30 minutes de niaisage, on finit par trouver et je reconnais l'endroit. Y'était temps!! Tout le long de cette folle épopée, je me remémorais une photo affichée sur un mur de la maison où j'habite, et où il est écrit "Remember the three T's... Things Take Time". Mais rassurez-vous, les jours suivants je savais le chemin et depuis, je vais au travail à pied. Moins risqué!
L'endroit où j'habite, appelé Blue house par les gens de l'AIESEC, est correct, mais sans plus. Ma chambre est on ne peut plus dénudée, avec seulement un lit et une armoire. Le lit, évidemment, est trop petit... Mais je suis habitué, c'est pas mal tout le temps comme ça quand je voyage! En fait j'habite dans une maison, et les chambres pour les stagiaires sont au rez-de-chaussée. Les proprios, un prof, sa femme, leur fils (un ancien AIESECer) et leur chien Cesar (y'a toujours un chien dans mes histoires... pour ceux qui se rappellent de mon séjour à Barcelone l'été dernier, celui-ci est beaucoup plus tranquille que l'autre p'tit maudit!) habitent au-dessus. Contrairement à ce qu'on m'avait dit, la bouffe n'est pas incluse. Pour ceux qui connaissent mes grands talents de cuisinier, vous devinez que j'étais un peu découragé par cette découverte. Et la douche, ben... en fait la douche ne marche que pendant 30 secondes, car après il n'y a plus de pression... Il faut donc que je fasse avec l'unique robinet accroché au mur, à la hauteur de mon bassin. Je ne vous décrirai pas en détail les contorsions que je dois faire pour me laver, je laisse libre cours à votre imagination fertile et débordante! Au sortir de la "douche", j'ai mon moment de grâce de la journée, car pour quelques instants précieux on dirait qu'il fait quasiment frais... À date je n'ai vu que quelques geckos ainsi que 4 coquerelles... dont la plus grosse que j'avais jamais vue! Heureusement elles se tiennent dans la cuisine. De toute façon je vais déménager lundi qui vient, car Mari et moi ne sommes pas de très bon cuisiniers! On va déménager à Swati's house, une autre maison où beaucoup plus de stagiaires habitent (il peut y en avoir 12 en même temps!), où la proprio (appelée Auntie par tout le monde) semble être très gentille, où je serai encore plus près du travail, et où il y a même une grande terrasse sur le toit pour passer des soirées agréables!
Au travail tout va bien, les gens sont gentils et accueillants. À date je n'ai fait qu'une visite dans une classe, mais à partir du 11 juin j'irai pratiquement à chaque jour. Ça a été une très belle expérience. Environ 23 enfants s'entassaient dans une très petite salle, et ils semblaient plutôt surpris de voir surgir un grand Canadien dans leur classe! J'y suis resté presque deux heures avec Shehzad, le coordonnateur du projet. On a fait différentes activités, je leur ai montré le Canada sur une carte, ils m'ont chanté des chansons, montré et fait pratiquer des danses d'ici, et j'ai joué à la corde à danser avec une petite fille! J'ai aussi eu droit à une petite pièce de théâtre, que Shehzad me traduisait au fur et à mesure. Certains enfants m'ont invité à manger chez eux et m'ont demandé, une lueur d'inquiétude dans les yeux, si je mangeais toujours de la viande! Je n'ai pas pu y aller car il fallait revenir à l'ONG, alors ce sera pour une autre fois j'espère! Ces jours-ci, pour m'occuper, j'écris une pièce de théâtre pour le projet (qui sera, j'espère, jouée par les enfants participant au projet) et j'écris le rapport mensuel du projet.
En vrac (ça fatigue de faire un texte structuré par cette chaleur!) : J'ai vu plein d'animaux à date! Des vaches (toujours aussi sacrées et sacrantes quand elles décident de bloquer le traffic... mais ça n'arrive pas souvent), des chameaux (on en trouve beaucoup au Rajasthan), des cochons, des chèvres, des chiens, un chat, toutes sortes d'oiseaux, des chevaux, des souris, des chauves-souris... tout ça dans la rue ou sur le bord! Il fait toujours aussi chaud, même que ces jours-ci c'est pire! Mon système digestif commence à être un peu... disons... chamboulé, mais c'est pas trop pire à date. Côté tourisme, je suis censé aller à Pushkar ce week-end, petite localité touristique du centre du Rajasthan, où on trouve un lac sacré, plusieurs temples et semble-t-il de belles occasions de magasinage. La fin de semaine suivante on projette d'aller à Agra avec d'autres stagiaires. Je vais revoir le Taj Mahal! Je rencontre de plus en plus de gens, beaucoup de stagiaires de l'AIESEC et quelques Indiens.
Le côté sombre des choses : le nombre de sans-abri ici est assez énorme... Quand on circule le soir tard en rickshaw, on voit des gens couchés partout, sur les trottoirs, en-dessous des viaducs, devant les magasins. C'est infiniment triste, et enrageant de voir que notre capacité d'action est très limitée. Beaucoup de gens semblent vivre avec très peu de moyens. Des mendiants nous accostent régulièrement, souvent des vieilles, des enfants, ou des femmes avec leur bébé dans les bras. Je donne de temps en temps, même si on nous dit de ne pas le faire. Quand les gens ont un peu d'argent, ils s'achètent un cellulaire... J'ai l'impression que les gens ont davantage de cellulaires ici que chez nous!
Là-dessus je vous laisse, chers tous. Continuez de profiter de l'été qui arrive, et surtout de la vie! Je tâcherai de mettre des photos dans mon prochain message.
À bientôt!
Mathieu
P.S. Ils ont de la poutine ici!!! En fait j'ai découvert ça hier soir dans un resto à l'occidentale, où ils servent paninis, sandwiches, sheeshas, tapas, café et... de la poutine! J'ai failli tomber en bas de ma chaise quand j'ai vu le mot dans le menu. Bon, ce n'est comme de la vraie : ils servent les frites avec une sauce au curry (on s'adapte!) pas trop piquante, et le fromage est fondu dans la sauce. Ils précisent même dans le menu que c'est une "french canadian" spécialité!
jeudi 31 mai 2007
jeudi 24 mai 2007
Quelques nouvelles...
Bonjour tout le monde!
Bon alors suite à des pressions indues de la part de certains individus, je vous écris. J'attendais d'avoir des choses à raconter, mais je crois que c'est maintenant chose faite! Bon alors, par où commencer?...
Disons que mes péripéties indiennes ont commencé après mon atterrissage à Delhi. Je savais qu'il fallait que je change de terminal pour aller prendre mon vol pour Jaipur, mais j'ai découvert que ledit terminal se trouvait à 15 km de mon lieu d'atterrissage. Il était autour de minuit quand j'ai passé les douanes et pris ma valise (après avoir tourné en rond pendant une heure dans le ciel de Delhi à cause des orages... vive la mousson!), et j'avais cru comprendre qu'il y avait une navette gratuite entre les terminaux. Mais quand j'ai demandé, un ti-coune (y'a beaucoup de ti-counes qui ne demandent qu'à t'aider dans les lieux publics... en échange de quelques roupies bien sûr!) m'a dit que la navette ne marchait pas la nuit, et que comme mon vol était à 5h45 du matin, il me faudrait prendre un taxi (j'ai découvert par la suite que le ti-coune m'avait menti en pleine face et que la navette venait à toutes les demi-heures). S'ensuit un exercice de bargainage assez ardu, et des 1750 roupies que le ti-coune me demandait à la base (environ 47$, et ce pour une course de 15-20 minutes...), je l'ai fait baissé à 300 roupies (soit 8$!!)... Une chance que je savais le taux de change, et surtout qu'il faut toujours négocier avec les chauffeurs de taxi et de rickshaw! Mais ce prix reste encore assez élevé comparé à ce que je paye maintenant.
Deuxième aventure : mon arrivée à Jaipur. Pour ceux qui ne connaissent pas l'AIESEC (parfois surnommée l'AIESECte...), un des avantages de faire un stage avec eux est d'être pris en charge à notre arrivée. Malheureusement, je n'ai pas eu cette chance. L'entente avec mon contact était que, de l'aéroport, je prenne un taxi vers la station d'autobus de Jaipur, et il était censé m'attendre là. À mon arrivée à ladite station, aucune trace de lui... Je l'appelle sur son cellulaire à partir d'un téléphone, mais pas de réponse... Je me rends compte que je n'ai pas l'adresse de ma résidence et que je n'ai pas d'autres numéros de téléphone, que je suis en Inde et que je fais un peu dur... Je résouds d'attendre un peu, car on est dimanche matin et il est tôt. Après quelques mendiantes insistantes (car la station est extérieure) et des chiens errants avec la peau sur les os, je me réessaye. Toujours rien... Je me rappelle alors que j'ai le nom d'un restaurant qui est censé être près d'une des maisons de stagiaires d'AIESEC. Je prends donc un rickshaw jusque là (pour ceux qui ne savent pas, un rickshaw est un genre de mini-taxi sans portes mais couvert, avec une banquette à l'avant pour le chauffeur et une à l'arrière pour les passagers; ils conduisent avec un genre de guidon et ça ne va pas plus vite que 50/60 km/h), et en rayonnant autour du restaurant on finit par croiser une personne blanche. Je me garroche dessus comme la misère sur le pauvre monde et, comble de bonheur, je découvre qu'elle est aussi une stagiaire de l'AIESEC. Elle m'amène où elle loge, et je peux me poser enfin! Je jase un peu avec un Espagnol et une heure plus tard se pointe finalement mon contact, Aayush, avec Harshit, tous deux membres d'AIESEC ici. Ils font venir un rickshaw qui me mène où je vais habiter, alors que les deux gars nous précèdent en moto. Mais ce qui devait arriver arrive, et le chauffeur de rickshaw se perd en chemin... On doit arrêter téléphoner pour qu'Aayush et Harshit viennent nous retrouver. Mettons que je commençais à être un peu tanné! On arrive finalement à Blue house (la plupart des maisons de stagiaires portent un nom de couleur), et je peux souffler. J'y rencontre Mari, une Norvégienne sculpturale de 6 pieds, qui est arrivée depuis une semaine.
Je m'arrête ici pour le moment, et je garde la suite pour une prochaine fois... histoire de vous tenir en haleine et aussi parce que je vais me coucher. Quelques remarques en terminant. 1) Il fait chaud en bâtard... autour de 40 degrés chaque jour. Heureusement je m'étais préparé mentalement. Je bois beaucoup d'eau! 2) Tout prend plus de temps ici. Faut dire que la chaleur n'aide pas... 3) Je suis déjà un peu tanné d'être dévisagé par pratiquement tout le monde; être blanc constitue une grande attraction ici. J'imagine que je vais m'y faire. 4) Je me suis acheté un cellulaire (j'en entends déjà certain(e)s s'étonner... ou se réjouir). Si ça vous tente de faire un coup de fil en Inde, écrivez-moi et je vous donnerai le numéro.
Dans mon prochain message, je démontrerai qu'il est parfaitement possible, quoique assez ridicule, de prendre 2 heures en rickshaw pour se rendre à un lieu qui se trouve en fait à 15 minutes à pied... D'ici là, soyez sages! J'espère que vous allez tous bien. Et continuez à écrire des commentaires, j'adore ça!
À très bientôt!
Mathieu
P.S. à Valérie L.: Ne t'en fais pas, je ne liche pas les mains des mendiants!
Bon alors suite à des pressions indues de la part de certains individus, je vous écris. J'attendais d'avoir des choses à raconter, mais je crois que c'est maintenant chose faite! Bon alors, par où commencer?...
Disons que mes péripéties indiennes ont commencé après mon atterrissage à Delhi. Je savais qu'il fallait que je change de terminal pour aller prendre mon vol pour Jaipur, mais j'ai découvert que ledit terminal se trouvait à 15 km de mon lieu d'atterrissage. Il était autour de minuit quand j'ai passé les douanes et pris ma valise (après avoir tourné en rond pendant une heure dans le ciel de Delhi à cause des orages... vive la mousson!), et j'avais cru comprendre qu'il y avait une navette gratuite entre les terminaux. Mais quand j'ai demandé, un ti-coune (y'a beaucoup de ti-counes qui ne demandent qu'à t'aider dans les lieux publics... en échange de quelques roupies bien sûr!) m'a dit que la navette ne marchait pas la nuit, et que comme mon vol était à 5h45 du matin, il me faudrait prendre un taxi (j'ai découvert par la suite que le ti-coune m'avait menti en pleine face et que la navette venait à toutes les demi-heures). S'ensuit un exercice de bargainage assez ardu, et des 1750 roupies que le ti-coune me demandait à la base (environ 47$, et ce pour une course de 15-20 minutes...), je l'ai fait baissé à 300 roupies (soit 8$!!)... Une chance que je savais le taux de change, et surtout qu'il faut toujours négocier avec les chauffeurs de taxi et de rickshaw! Mais ce prix reste encore assez élevé comparé à ce que je paye maintenant.
Deuxième aventure : mon arrivée à Jaipur. Pour ceux qui ne connaissent pas l'AIESEC (parfois surnommée l'AIESECte...), un des avantages de faire un stage avec eux est d'être pris en charge à notre arrivée. Malheureusement, je n'ai pas eu cette chance. L'entente avec mon contact était que, de l'aéroport, je prenne un taxi vers la station d'autobus de Jaipur, et il était censé m'attendre là. À mon arrivée à ladite station, aucune trace de lui... Je l'appelle sur son cellulaire à partir d'un téléphone, mais pas de réponse... Je me rends compte que je n'ai pas l'adresse de ma résidence et que je n'ai pas d'autres numéros de téléphone, que je suis en Inde et que je fais un peu dur... Je résouds d'attendre un peu, car on est dimanche matin et il est tôt. Après quelques mendiantes insistantes (car la station est extérieure) et des chiens errants avec la peau sur les os, je me réessaye. Toujours rien... Je me rappelle alors que j'ai le nom d'un restaurant qui est censé être près d'une des maisons de stagiaires d'AIESEC. Je prends donc un rickshaw jusque là (pour ceux qui ne savent pas, un rickshaw est un genre de mini-taxi sans portes mais couvert, avec une banquette à l'avant pour le chauffeur et une à l'arrière pour les passagers; ils conduisent avec un genre de guidon et ça ne va pas plus vite que 50/60 km/h), et en rayonnant autour du restaurant on finit par croiser une personne blanche. Je me garroche dessus comme la misère sur le pauvre monde et, comble de bonheur, je découvre qu'elle est aussi une stagiaire de l'AIESEC. Elle m'amène où elle loge, et je peux me poser enfin! Je jase un peu avec un Espagnol et une heure plus tard se pointe finalement mon contact, Aayush, avec Harshit, tous deux membres d'AIESEC ici. Ils font venir un rickshaw qui me mène où je vais habiter, alors que les deux gars nous précèdent en moto. Mais ce qui devait arriver arrive, et le chauffeur de rickshaw se perd en chemin... On doit arrêter téléphoner pour qu'Aayush et Harshit viennent nous retrouver. Mettons que je commençais à être un peu tanné! On arrive finalement à Blue house (la plupart des maisons de stagiaires portent un nom de couleur), et je peux souffler. J'y rencontre Mari, une Norvégienne sculpturale de 6 pieds, qui est arrivée depuis une semaine.
Je m'arrête ici pour le moment, et je garde la suite pour une prochaine fois... histoire de vous tenir en haleine et aussi parce que je vais me coucher. Quelques remarques en terminant. 1) Il fait chaud en bâtard... autour de 40 degrés chaque jour. Heureusement je m'étais préparé mentalement. Je bois beaucoup d'eau! 2) Tout prend plus de temps ici. Faut dire que la chaleur n'aide pas... 3) Je suis déjà un peu tanné d'être dévisagé par pratiquement tout le monde; être blanc constitue une grande attraction ici. J'imagine que je vais m'y faire. 4) Je me suis acheté un cellulaire (j'en entends déjà certain(e)s s'étonner... ou se réjouir). Si ça vous tente de faire un coup de fil en Inde, écrivez-moi et je vous donnerai le numéro.
Dans mon prochain message, je démontrerai qu'il est parfaitement possible, quoique assez ridicule, de prendre 2 heures en rickshaw pour se rendre à un lieu qui se trouve en fait à 15 minutes à pied... D'ici là, soyez sages! J'espère que vous allez tous bien. Et continuez à écrire des commentaires, j'adore ça!
À très bientôt!
Mathieu
P.S. à Valérie L.: Ne t'en fais pas, je ne liche pas les mains des mendiants!
jeudi 17 mai 2007
Le grand départ!
Bonjour à toutes et à tous!!
Bienvenue sur mon blog, où vous pourrez lire mes chroniques sur ce que je vivrai à Jaipur, en Inde, pendant les trois prochains mois. Pour ceux qui sont des habitués de mes calembredaines (récits de mes voyages précédents), je vais essayer de conserver le style qui vous était cher, quoique j'imagine qu'il va arriver que mes propos soient moins légers parfois.
Petit résumé : je pars aujourd'hui le 18 mai 2007, et je m'envole pour l'Inde, à Jaipur, capitale du Rajasthan. Je vais faire un stage de 12 semaines pour une ONG indienne du nom de Pratham, qui a plusieurs projets visant à amener les enfants des bidonvilles à l'école, et qu'ils y restent. Le projet sur lequel je suis censé travailler est le HI Project, c'est-à-dire Holland-India. Pratham a créé un partenariat avec un institut d'enseignement des Pays-Bas, et des enfants des deux pays écrivent, à raison de six fois par année, des petits journaux sur des thèmes simples. Le projet a notamment pour but pour les enfants indiens de stimuler leur curiosité, de les pratiquer à lire et à écrire, d'apprendre un peu d'anglais, d'en apprendre sur une autre culture, et d'être en contact avec des ordinateurs. De ce que je sais, mes tâches seront de faire des tournées dans les écoles où le projet fonctionne, de façon à en évaluer son efficacité; de stimuler l'apprentissage des enfants; d'explorer la possibilité d'étendre le projet à d'autres pays (notamment au Québec); d'aider à la documentation du projet; et de faire un rapport dans lequel j'explorerai les possibilités pour d'autres pays. Je n'en sais pas plus pour le moment, mais j'ai extrêmement hâte de commencer ce qui s'annonce comme l'expérience la plus enrichissante de toute ma jeune vie.
Je vais essayer d'écrire des messages régulièrement, mais je n'ai encore aucune idée à quel rythme je le ferai. Visitez le blog de temps en temps pour voir s'il y a du nouveau. Aussi, ne vous gênez surtout pas pour écrire des commentaires à mes messages, ça me fera un énorme plaisir! Il suffit de s'enregistrer sur le site et d'avoir un nom d'utilisateur, mais suivez la procédure, c'est très simple. Donc bonne lecture, et surtout bon été!!
Bienvenue sur mon blog, où vous pourrez lire mes chroniques sur ce que je vivrai à Jaipur, en Inde, pendant les trois prochains mois. Pour ceux qui sont des habitués de mes calembredaines (récits de mes voyages précédents), je vais essayer de conserver le style qui vous était cher, quoique j'imagine qu'il va arriver que mes propos soient moins légers parfois.
Petit résumé : je pars aujourd'hui le 18 mai 2007, et je m'envole pour l'Inde, à Jaipur, capitale du Rajasthan. Je vais faire un stage de 12 semaines pour une ONG indienne du nom de Pratham, qui a plusieurs projets visant à amener les enfants des bidonvilles à l'école, et qu'ils y restent. Le projet sur lequel je suis censé travailler est le HI Project, c'est-à-dire Holland-India. Pratham a créé un partenariat avec un institut d'enseignement des Pays-Bas, et des enfants des deux pays écrivent, à raison de six fois par année, des petits journaux sur des thèmes simples. Le projet a notamment pour but pour les enfants indiens de stimuler leur curiosité, de les pratiquer à lire et à écrire, d'apprendre un peu d'anglais, d'en apprendre sur une autre culture, et d'être en contact avec des ordinateurs. De ce que je sais, mes tâches seront de faire des tournées dans les écoles où le projet fonctionne, de façon à en évaluer son efficacité; de stimuler l'apprentissage des enfants; d'explorer la possibilité d'étendre le projet à d'autres pays (notamment au Québec); d'aider à la documentation du projet; et de faire un rapport dans lequel j'explorerai les possibilités pour d'autres pays. Je n'en sais pas plus pour le moment, mais j'ai extrêmement hâte de commencer ce qui s'annonce comme l'expérience la plus enrichissante de toute ma jeune vie.
Je vais essayer d'écrire des messages régulièrement, mais je n'ai encore aucune idée à quel rythme je le ferai. Visitez le blog de temps en temps pour voir s'il y a du nouveau. Aussi, ne vous gênez surtout pas pour écrire des commentaires à mes messages, ça me fera un énorme plaisir! Il suffit de s'enregistrer sur le site et d'avoir un nom d'utilisateur, mais suivez la procédure, c'est très simple. Donc bonne lecture, et surtout bon été!!
Inscription à :
Articles (Atom)